Arrêter de fumer fait prendre du poids, selon une enquête suisse

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Une étude menée par Gerhard Rogler de l’Hôpital universitaire de Zurich révèle que l’arrêt du tabac fait grossir de quelques kilos. Cela s’expliquerait par la modification de la composition de la flore intestinale après l’arrêt du tabac.

On compte aujourd’hui dans le monde plus d’un milliard de fumeurs, soit en gros un adulte sur quatre. Le tabagisme est également un facteur de risque de six des principales maladies mortelles dans le monde, y compris le cancer et les difficultés cardiaques. La cigarette tue plus que n’importe quel autre agent et est responsable de la mort de près de la moitié des fumeurs. En 2008, le tabagisme va tuer plus de cinq millions de personnes, soit plus que le sida, la tuberculose et le paludisme combinés.

De plus, le tabagisme nuit non seulement aux fumeurs, mais aussi à ceux qui sont dans leur entourage. Selon le ministère américain de la santé et des services sociaux, l’exposition à la fumée secondaire, que ce soit à la maison ou au travail, augmente les risques de maladies cardiaques de 25 à 30 %, et les risques de cancer du poumon de 20 à 30 %. La fumée secondaire est particulièrement dangereuse pour les enfants, augmentant les risques de maladies respiratoires et de syndrome de la mort subite du nourrisson.

Si, ces dernières années, le tabagisme a diminué dans les pays riches, il augmente dans les pays à faibles et moyens revenus, où l’on dénombre aujourd’hui 80 % des fumeurs du monde.

Le tabac en France risque de légèrement augmenterLes conséquences pour la santé sont nombreuses. Aux États-Unis, les statistiques du Centre d’épidémiologie (CDC) montrent que la cigarette est responsable de près de 438.000 décès, soit presque un décès sur cinq, chaque année. La cigarette coûte également chaque année 193 milliards de dollars à l’économie américaine du fait de pertes de productivité et de dépenses médicales.

La fumée de tabac est dangereuse parce qu’elle contient plusieurs agents chimiques nocifs, dont quelque 60 cancérigènes, des goudrons, de l’arsenic, du monoxyde de carbone et de la nicotine, cette dernière étant un facteur puissant de dépendance chimique. Sans leur dose régulière de nicotine, les fumeurs ressentent des symptômes déplaisants de manque, d’où la difficulté d’arrêter de fumer.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que si l’on ne prend pas de mesures pour remédier au problème, le tabac tuera chaque année 8 millions de personnes dans le monde d’ici à 2030. Or la baisse du nombre de fumeurs dans les pays à haut revenu montre que des stratégies efficaces de lutte contre le tabagisme sont à l’œuvre. Il s’agit maintenant d’appliquer ces méthodes au monde en développement.

L’arrêt du tabac peut diminuer les manifestations allergiques, le nombre d’épisodes de bronchites chroniques et l’intensité des crises d’asthme.La peau reprend rapidement une couleur plus vive et une certaine élasticité. L’haleine est plus agréable et moins fétide.

Arrêter de fumer fait aussi grossir, selon une étude menée par Gerhard Rogler de l’Hôpital universitaire de Zurich et soutenue par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS).

Lorsque les fumeurs disent adieu à la cigarette, 80% d’entre eux prennent en moyenne sept kilos, même s’ils consomment la même quantité ou même moins de calories que lorsqu’ils fumaient. A quoi cette prise de poids est-elle due?

La prise de poids qui suit l’arrêt du tabagisme serait due à la modification de la composition de la diversité bactérienne dans les intestins, selon le document publié sur le site du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS).

Les chercheurs de l’Hôpital universitaire de Zurich ont suivi une vingtaine de personnes, dont dix personnes ayant arrêté de fumer une semaine après le début de l’étude et cinq fumeurs. L’équipe du Docteur Gerhard Rogler a étudié les matières fécales de ces volontaires qui n’avaient pas changé leurs habitudes alimentaires durant cette période.

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1 Commentaire

  1. Gaëtan Klein dit :

    Il faut distinguer la prise de poids normale de la prise de poids liée à une compensation psycho-émotionnelle.
    Dans le premier cas, la réhydratation et (ce que nous apprend l’article :) la modification de la flore intestinale, nous font prendre environ 2 kilos, sans que l’on mange plus.
    Cela donne un coup au mythe que « la cigarette brûle des calories ».
    D’un autre côté, la dépendance psychologique à la cigarette peut créer un phénomène de compensation. En effet, on se rabat sur la nourriture pour obtenir un effet anti-anxiété, à défaut de comprendre ce que la cigarette nous permettait de gérer (émotions, stress, ennui, etc…).
    D’où l’intérêt des méthodes psycho-émotionnelles qui n’induisent généralement pas de prise de poids.

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